3 bonnes raisons de suivre

Alessandro Papetti un italien dans la ville
Laurence Mouillefarine, Madame Figaro, 31 Mars 2007

Un témoin. L'Italien, touché par l'archéologie industrielle laissée à l'abandon, fut le dernier à peindre le site des usines Renault sur l'île Seguin. Il partage les cimaises du musée de Boulogne avec le photographe Jean-Christophe Ballot. Chaînes de montage à l'arrêt, verrières endommagées, ateliers désaffectés…, l'effet d'un silence retombé domine dans ses toiles à la monochromie bleutée.

 

Un vedutiste moderne. Imaginez un cliché pris d'une voiture lancée à vive allure. La touche coup de fouet d'Alessandro Papetti donne cette impression de mouvement. Même lorsque rien ne vient traverser ses paysages (une artère à Milan, une place de Saint-Germain-des-Prés), les villes que décrit l'artiste milanais débordent d'énergie. Comme si lui-même courait après le temps.

 

Une œuvre accessible. Alessandro Papetti, né en 1958, est de ces peintres sincères dont la vision originale mérite qu'on s'y arrête. Comparés aux prix surchauffés d'artistes à la mode, ses tableaux sont abordables.