Michael Bastow

Né en 1943 (Royaume-Uni), il vit et travaille dans le sud de la France.

 

Le principal sujet de son œuvre est le nu féminin, sa sensualité magnétique et hiératique – bien qu’il ait aussi réalisé plusieurs séries de paysages. Flirtant avec l’érotisme, Michael Bastow décline un répertoire de poses indolentes, équivoques ou provocantes. Parfois présent sous forme d’autoportrait dans ses compositions, il exprime la relation ambivalente entre l’artiste et ses modèles. Son ami Roland Topor a écrit à son propos qu’il "s'acharne à peindre des femmes pour leur donner ce qu'elles n'ont pas : son désir".

 

En 2000, il achète la chapelle Saint-Alexis à Malaucène. Au fil des ans, elle devient un projet monumental de fresques éphémères célébrant les sept âges de la femme : un lieu d’expérimentation et de combinaisons sensuelles avec les fétiches africains, les icônes byzantines et l’art de la Renaissance.

 

En 2012-2013, inspiré par Giuseppe Castiglione, un peintre jésuite du 18ème siècle travaillant à la cour impériale chinoise, il réalise une série de cent femmes chinoises : des impératrices mais aussi des courtisanes, des guerrières et des adolescentes. Destinés à être alignés en rangée, ces portraits évoquent l’armée en terre-cuite dans la tombe de Qin Shi Huang.

 

Michael Bastow travaille surtout le pastel et le fusain sur du papier "à la forme". Son processus consiste à effectuer une première étude qu’il épingle ensuite au mur du studio. Après une période de maturation qui peut durer des semaines voire des années, il arrive qu’il reprenne l’œuvre ou la transforme radicalement en prélevant des fragments pour en faire des collages dans d’autres dessins.

 

Son œuvre figure dans les collections publiques du Frac Franche-Comté et du Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain (MAMAC) de Liège.

          

Born in 1943 (United-Kingdom), he lives and works in the South of France.

 

The main subject of his work is the female nude, its magnetic and hieratic sensuality - although he has also painted several series of landscapes. Flirting with eroticism, Michael Bastow displays a repertoire of lazy, equivocal or provocative poses. Sometimes present in the form of a self-portrait in his composition, he expresses the ambivalent relationship between the artist and his models. His friend Roland Topor wrote about him that “he strives to paint women to give them what they don’t have : his desire“.

 

In 2000, he bought the Saint Alexis Chapel in Malaucène. Over the years, it has become a monumental project of ephemeral frescos celebrating the seven ages of woman: a place for experience and sensual combinations with African fetishes, Byzantine icons and Renaissance art.

 

In 2012-2013, inspired by Giuseppe Castiglione, a Jesuit painter of the 18th century working in the Chinese imperial court, he realized a series of 100 Chinese women : empresses but also courtesans and warriors and adolescents. These portraits were to be installed in rows like the terra cotta army in the tomb of Qin Shi Huang.

 

Michael Bastow mainly works with pastels and charcoal on handmade papers. His process consists in making a first study that he then pins to the studio wall. After a period of maturation, which can last weeks or years, he might rework or transform it completely by extracting some fragments to make collages into other drawings.

 

His work is part of the public collections of the Frac Franche-Comté and of the Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain (MAMAC) in Liège.

Selected Press

De Wereld Morgen Michael Bastow

Victoriaans naakt en Chinees zwanenwit in voorjaarstentoonstelling De Zwarte Panter

Le Sauvage Alain Hervé

Les femmes de Michael  Bastow arrivent du fond de l’Asie et d’époques héroïques. Elles exposent leur nudité et leur harnachement guerrier.

Le Soir Daniele Gillemon

Aux cimaises de l'Autre Musée, place des Martyrs, une peinture suprenante défiant l'époque, les modes, les appétits peureux et les faiblottes pudeurs dont parlait Félicien Rops auquel l'Anglais Michael Bastow fait penser par la vigueur du tempérament. Pensez: des nus, rien que des nus jouant la couleur et la matière à fond, des nus crevant la toile avec une franchise et un sens de l'organisation de l'espace dont nous avions perdu jusqu'à l'idée...