Marcos Uriondo

Né en 1990 (Espagne), il vit et travaille à Paris.

 

Décliné en peintures, sculptures ou installations, le travail de Marcos Uriondo s’inscrit dans le genre du paysage qu’il développe - comme on dit en langage informatique - en utilisant au préalable des outils de manipulation d'images.

 

Ses œuvres se jouent d’artefacts glitch pour générer des paysages digitaux (peintures nommées d’après des codes couleur html) ou des paysages textuels comme la série des Textos, dessins réalisés à la machine à écrire et dont les caractères prennent des formes géométriques selon l’état du ruban encreur et la pression des touches.

 

Ses peintures récentes sont réalisées après un travail préparatoire sur ordinateur en combinant modèles 3D et collages à partir de photographies numériques de lieux qui lui sont familiers. C’est après le report sur la toile, par le dénominateur commun que constitue la peinture, que s’homogénéisent tous les éléments : figures géométriques, photographies, projections et fragments de peintures figuratives.

 

Des bribes d’éléments naturels (forêt, souche, ciel, terre) forment un espace artificiel, scénographié selon un équilibre de plans simples et de volumes, d’ombres et de matières. Cette stylisation distanciée, opérée par le télescopage des médiums et la déformation parfois extrême des objets, stimule notre perception et favorise un mécanisme de projection mentale. Tout repère comme toute notion d’intériorité et d’extériorité s’y trouve supprimé. Par la manipulation de langages disparates et l’utilisation de procédés photographiques – outils par excellence du souvenir  – le peintre cherche à décloisonner les limites de l’espace en s’interrogeant sur les frontières ténues entre le monde physique et le monde digital. Si la photographie se définit par sa capacité à enregistrer la réalité, la peinture hybride de Marcos Uriondo se caractérise par sa capacité à aller au-delà comme une tentative d’augmenter cette réalité.

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Born in 1990 (Spain), he lives and works in Paris.

 

The paintings, sculptures or installations of Marcos Uriondo refers to the genre of landscape that he develops - as we say in computer language - by using firstly some tools for manipulating pictures.

 

His work handles glitch artifacts to generate digital landscapes (paintings named after html color codes) or textual landscapes like the Textos series, typewriter drawings whose characters take geometric shapes depending on the ribbon and on the pressure of the keys.

 

His recent paintings are created after a preparatory work on computer by combining 3D models and collages based on digital pictures of places that are familiar to him. It is after the transfer on canvas, by the common denominator which is painting, that all the elements are getting homogenized: geometrical figures, photographs, projections and pieces of figurative paintings.

 

Fragments of natural elements (forest, tree stump, sky, ground) form an artificial space, scenographed according to a balance of simple plans and volumes, shadows and materials. As a result of the collision of mediums and the sometimes extreme distortion of objects, this distanced stylization stimulates our perception and enables a mechanism of mental projection. All landmarks and all notions of interiority and externality are then removed. Through the manipulation of disparate languages and the use of photographic processes - ultimate tools of remembrance – the painter seeks to break down the limits of space and to question the slight boundaries between the physical and the digital world. If photography is defined by its ability to record reality, the hybrid painting by Marcos Uriondo is characterized by its ability to go beyond like an attempt to augment this reality.